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De Geneesheer-Specialist

Orgaan van het Verbond der Belgische Beroepsvereniging van Geneesheren Specialisten

Nr 8  -  November 2002

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TOEKOMST VAN DE SPECIALISTISCHE GENEESKUNDE ANNO 2002 
DE GENEESHEER-SPECIALIST N°7 OKTOBER 2002 



Vermits de doelgroep van de voordracht van Dr. M. MOENS Vlaamse specialisten en huisartsen waren werd niet in detail ingegaan op de specifieke problematiek in het Franstalige landsgedeelte. Derhalve drukken wij in de originele franse versie de reactie van de decanen van de Franstalige universiteiten af.


Cher Confrère, 

En tant que porte-parole du collège des doyens des Facultés de médecine de la Communauté française, je dois corriger les informations erronées qui se trouvent dans le texte que vous publiez en tête du fascicule n° 7, livraison d'octobre 2002 du « Médecin Spécialiste ». 

A la page 6, vous écrivez «A l'exception d'un recul en 1994, le nombre de nouveaux étudiants francophones n'a pratiquement pas varié durant cette période. Et rien n'a été organisé pour limiter le flux, de sorte que des centaines d'étudiants candidats en médecine se retrouvent aujourd'hui dans une situation très regrettable. ». 

Vous semblez ignorer que la sélection des médecins en Communauté française est organisée sur base du décret communautaire du 05 septembre 94, modifié par le décret du 14 juillet 1997 et que la limitation de l'accès aux doctorats en médecine et au troisième cycle des études médicales a été faite de façon à respecter les quotas déterminés par le Gouvernement fédéral. La Ministre communautaire a prévu une réserve d'étudiants de 15 % qui correspond précisément à cette proportion de médecins qui pratiquent en dehors de cadre de l'INAMI et dont faites état à la page 2 de votre article. 

A quelques unités près, tous les étudiants ont pu obtenir à ce jour l'une ou l'autre de ces autorisations d'inscription en 2ème cycle des études médicales. Ces quelques unités avaient la possibilité de se réorienter vers les sciences biomédicales ou les diplômes de santé publique qui leur sont accessibles. 

Il n'y a donc pas d'étudiant porteur d'un diplôme de candidat en médecine qui n'ait pu poursuivre un second cycle d'études dans le domaine des sciences de la santé. 

Les doyens restent par ailleurs préoccupés quant à la façon d'orienter les étudiants vers les différentes spécialités et les pratiques hors INAMI suivant les règles complexes mises en place dans les textes légaux. Nous avons en particulier des difficultés à imposer à 40% des étudiants l'orientation vers la médecine générale, alors qu'un sondage réalisé récemment dans nos facultés de médecine démontre que le nombre d'étudiants qui choisissent spontanément la médecine générale varie de 10 à 25 % suivant les institutions. 

Je vous serais très reconnaissant de bien vouloir contrôler vos sources d'information et de corriger la désinformation générée par le premier paragraphe de la page 6 de votre article. 

Les choix qui ont été faits en Communauté française et qui placent la sélection finale au terme du premier cycle des études médicales ont démontré une certaine justice puisqu'ils permettent de lisser les différences liées au parcours scolaire de l'enseignement secondaire et puisqu'ils permettent à l'étudiant de démontrer sur une durée de trois ans son aptitude à poursuivre des études. Le nombre de recours démontre bien que cette façon de faire n'ouvre pas la porte à l'injustice.

Il n'en reste pas moins que les doyens sont préoccupés par l'impact psychologique et les effets négatifs d'une ambiance de concours pendant trois années d'études universitaires. 

Nous souhaitons participer à toute réflexion concernant l'amélioration du système et l'harmonisation communautaire voire européenne.

Je vous prie d'agréer, cher Confrère, mes salutations distinguées.

J.-J. ROMBOUTS,
Doyen


P.S. : Lettre approuvée par le Collège des Doyens du 21.10.2002, en l'absence du Professeur M. ROOZE, Doyen de la Faculté de médecine de l'ULB.
C.C. : Monsieur le Professeur H. ALEXANDRE (UMH) 
Monsieur le Professeur R. LIMET (ULg) 
Monsieur le Professeur A. PIRONT (FUNDP) 
Monsieur le Professeur M. ROOZE (ULB) 
Monsieur J.-M. BERNARD (UCL -SMD) 
Madame V. GODIN (UCL - PEDM)


 

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